mercredi 4 janvier 2017

Meilleurs vœux pour cette année 2017


En ces temps troublés, pleins de bruits, de fureurs, mais aussi d'espoirs, il est toujours plus indispensable de se rappeler nos guides du passé. Certes, nous connaissons Gide (qui a l'honneur d'être un des auteurs du bac cette année), Cocteau, Genet, Jouhandeau, Lorrain, etc. Mais il est aussi nécessaire de rappeler à notre souvenir ces "obscurs" qui, par leurs écrits, ont apporté leur contribution à notre histoire.


En cette année 2017, j'aimerais rendre hommage à Pierre Guyolot-Dubasty (1898-1927) qui a fait publier un recueil de quelques contes homosexuels en 1924 sous le pseudonyme d'Axieros. Paru la même année que la première édition publique du Corydon de Gide, ce livre, encore un peu maladroit, est passé inaperçu. Même aujourd'hui, il est bien oublié alors que, par certains aspects, il s'avère plus moderne que le Corydon. J'espère pouvoir vous entretenir plus de ce livre dans les semaines qui viennent. J'espère aussi pouvoir terminer cette étude sur Pierre Guyolot, qui m'a déjà permis de trouver d'intéressants éléments sur sa vie.


vendredi 23 décembre 2016

Les petites joies du collectionneur de livres

L'amour des livres n'est pas exempt de fétichisme. C'est ainsi que j'ai acheté récemment un exemplaire de la première édition de Le Vieillard et l'Enfant de François Augiéras, publié en 1950 avec deux petites choses qui lui donnent tout son prix. La première est que la bande d'éditeur a été conservée. Vous connaissez tous ces bandes rouges (ce ne sont plus des bandes à proprement parler car elle ne sont plus fermées) que les éditeurs ajoutent aux livres comme publicités. Nombreux sont ceux qui s'empressent de les retirer et de les jeter. En pourtant, quelle satisfaction de trouver un exemplaire qui contient encore sa bande, comme celle qui entourait ce livre d'Augiéras!


Comme argument de vente, elle porte cette belle phrase d'encouragement d'André Gide : « L'intense et bizarre joie que j'éprouve à la lecture (et relecture) des ces pages remarquables entre toutes. »

Elle est un peu déchirée et salie, mais, peu importe, elle est là....

L'autre petit détail est que François Augiéras à ajouter son nom et son adresse de sa main sur la page de titre.


Là aussi, c'est un petit rien, mais cela donne un peu d'épaisseur à cet exemplaire, lorsque j'imagine François Augiéras penché sur l'ouvrage, traçant ces quelques lignes de son écriture un peu appliqué et maladroite, si caractéristique avec ce mélange de majuscules et minuscules dans les mots, comme dans son nom ou dans Périgueux.


C'est tout pour aujourd'hui. Pas de beaux garçons, mais l'envie de partager ce qui fait les petites joies de la vie du collectionneur de livres.

dimanche 18 décembre 2016

Glanes

Georges Desvallières (1861-1950) : Eros à la flûte de Pan, 1910

Henri François Riesener (Paris 1767 - 1828) :Académie de guerrier, le dernier des Horaces

Pierre Dumonstier l'aîné (vers 1553 - Paris, 1601) : 
Bernard Nogaret, seigneur de La Valette, amiral de France (1553-1592), vers 1584-1585



jeudi 17 novembre 2016

Cocteau et quelques autres

Aujourd'hui à Paris, ont été vendus ces quelques dessins, photos, etc.

Jean Cocteau : La Tache du Diable

Jean Cocteau : 3 têtes sous un même bonnet ” ou la Vierge au grand C… avec Léon Daudet et Étienne de Beaumont [Piquey 1917]

Jean Cocteau : Portrait de Jeune Homme de face et de profil.
 
Jean Cocteau : Les Deux acrobates.
 
Jean Cocteau : Beau dessin représentant Christian Bérard travesti.

Jean Cocteau : Homme nu assis.
 
Jean Cocteau : Dessin original à l'encre, signé avec envoi autographe, 1930, sur la couverture de la voix humaine. Profil “ À mon cher petit Jean [Bourgoin] ”.

Paul Stecker : Jean Cocteau et Raymond Radiguet au Piquey (Ancienne Collection Jacqueline Apollinaire)

Marcel dit “ Pas de Chance ”. Portrait photographique carte-postale avec envoi autographe, signé à Jean Cocteau. Très rare portrait “ en marin ” de celui qui se trouvera transposé dans Le Livre Blanc en 1928.

 Jean Cocteau et Darius Milhaud

Roland Caillaux : Les Toréador de dos et de face. Crayon et lavis original, signé et daté 1947

Roland Caillaux : Le Marin.
 
R. Niedergang

Paul Smadja : Le Marin nu.

vendredi 28 octobre 2016

Serge Lifar


Louis Marcoussis  (1878-1941) : Serge Lifar,  1933, Eau-forte et burin en noir et bistre

samedi 8 octobre 2016

Nu masculin

Poursuivant mon exploration de la photo masculine, je fais un saut temporel de plus de 150 ans pour passer directement de Delacroix - les photos de nus masculins que j'ai présentées dans le message précédent - à une très belle revue qui vient de paraître : le n° 7, du magazine Normal, entièrement consacré au nu masculin. 

Hans Withoos



Au passage, cette confrontation temporelle illustre parfaitement ce que je disais à propos de l'évolution des canons de beauté masculine  pour les hommes musclés. Autre différence, peut-être seulement possible grâce aux progrès techniques de la photo et de la reproduction, une sophistication de l'image qui ne semblait pas envisageable en 1850. J'avoue d'ailleurs qu'entre le grain des photos de 1850 et les images de notre temps, mon choix est vite fait. Ceci dit, cela n'enlève rien à l'intérêt, à la beauté et à la diversité des travaux photographiques présentés. J'ai fait ma sélection, totalement subjective.

 Arman Livanov

 Erwin Olaf

Gérard Rancinan

Olivier Valsecchi

Cédric Roulliat

Erwin Olaf

Leonardo Corredor

Stefanie Renoma

Je signale l'interview de James Bidgood. J'espère que pour les lecteurs de mon blog, le nom de Bidgood n'est pas totalement inconnu. Certes, c'est une autre époque. J'ai d'ailleurs souvent songé à présenter son œuvre, qui a été magnifiquement mise en valeur dans un livre des éditions Taschen en 1999. C'est un bel interview, entre amertume, lucidité et espoir.


Lien vers le site de la revue Normal : cliquez-ici.

dimanche 25 septembre 2016

Delacroix et la beauté masculine

« Je regarde avec passion et sans fatigue ces photographies d’après des hommes nus, ce poème admirable, ce corps humain sur lequel j’apprends à lire et dont la vue m’en dit plus que les inventions des écrivassiers. » Ces quelques mots tirés de son Journal (5 octobre 1855) éclairent le rapport du peintre Eugène Delacroix à la photographie. Les photos que je présente dans ce message ont été prises par Eugène Durieu sur les indications du peintre lors de deux séances de poses successives en juin 1854. Elles ont été rassemblées dans un album qui est déposé à la BNF. J'ai sélectionne quelques une des vues. La totalité de l'album est visible à cette adresse : cliquez-ici.

Le modèle que l'on retrouve dans toutes les photos est une homme musclé, qui visiblement, ne laissait pas Delacroix insensible (je rappelle que Delacroix est resté célibataire et que l'on connaît fort peu de choses sur sa vie sentimentale). Ce qui m'a le plus surpris dans cette série est que l'idéal de la beauté masculine s'éloigne significativement des standards modernes, même quand cela concerne un homme musclé.  La raison principale, me semble-t-il, est que cet homme s'est probablement musclé grâce à un travail de force quotidien (fort des halles, manutentionnaire, homme de peine) et non pas par une sculpture étudiée de son corps comme aujourd'hui.



























Pour finir, cette très belle photo d'un dos féminin :